Le Cinéma ... Et Moi !

Enfance Clandestine - Bijou Expédié D'Argentine ! [ Critique ]

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- Film réalisé par : - Benjamin Avila;


- Casting : - Ernesto AlterioOncle Beto );

                - Natalia Oreiro ( Charo );

                - César Troncoso ( Daniel );

                - Christina Banegas ( La grand-mère );

                - Teo Guttierez Moreno ( Juan );

                - Benjamin Avila ( Interrogateur ) .....;

 

- Sorti le : 08 Mai 2013;

- Genre : Drame;

- Nationalité : Espagnol, Argentin, Brésilien;

- Durée : 1h50;

 

 

- Synopsis : Argentine, 1979. Juan, 12 ans, et sa famille reviennent à Buenos Aires sous une fausse identité après des années d’exil. Les parents de Juan et son oncle Beto sont membres de l’organisation Montoneros, en lutte contre la junte militaire au pouvoir qui les traque sans relâche. Pour tous ses amis à l’école et pour Maria dont il est amoureux, Juan se prénomme Ernesto. Il ne doit pas l’oublier, le moindre écart peut être fatal à toute sa famille. C’est une histoire de militantisme, de clandestinité et d’amour. L’histoire d’une enfance clandestine.

 

 


 

- La Critique :

 

Film Argentin présenté à la quinzaine des réalisateurs au festival de Cannes 2012, « Enfance Clandestine » raconte la dictature militaire de l'Argentine en 1979 à travers les yeux d'un jeune enfant, vivant auprès de ses parents sous une fausse identité et surtout dans la peur d'un danger futur. Un enfant qui devra faire face à la menace qui plane ainsi qu'à ses premiers émois amoureux. Ce film, à la fois plein de tendresse et pertinemment didactique ne laisse pas indifférent par sa mise en scène efficace et parfois inattendue.

 

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« Enfance Clandestine » démarre de façon originale puisque l'on y découvre une scène très violente qui est celle de la famille de ce jeune Juan attaquée par les forces de l'ordre. Plutôt que d'oeuvrer pour un hors-champs ou alors d'être frontal sur les événements au point de déranger le spectateur, le réalisateur a eu la brillante idée que d'intégrer à son long-métrage une séquence découpée par des vignettes de bandes dessinées. Une idée intelligente, qui parvient tout de même à nous faire ressentir la brutalité de ce que l'on entend grâce au montage sonore incroyable. A ce moment-là, le postulat du film vu à travers les yeux d'un enfant paraît complètement maîtrisé car on sait à l'avance que les moments du film les plus virulents à l'oeil seront édulcorés – comme dans la tête d'un enfant finalement – par le biais de ce procédé génial de mise en scène. « Enfance Clandestine » est également une oeuvre aux acteurs magistraux. Le jeune Teo Guttierez Moreno, personnage principal du long-métrage est absolument remarquable. Ernesto Alterio en oncle idéal, offrant des belles leçons de vies à son neveu est drôle et émouvant. La maman est interprétée par la radieuse Natalia Oreiro tandis que la grand-mère est tenue par Christina Banegas, une actrice sidérante de talent et bouleversante. Au final, nous sommes pris d'affection voire d'amour pour cette famille au sort incertain. Le réalisateur Benjamin Avila fait passer le spectateur par toutes les émotions possibles grâce à son magnifique traitement des personnages. Il semble avoir un regard de bonne qualité envers ses acteurs qu'il filme de manière sublime. Il utilise des plans très bien pensés comme les gros plans sur les yeux, une vue subjective parfois qui apportent au film une authenticité très probante. Jamais lacrymal, « Enfance Clandestine » ne boude malgré tout pas les instants émouvants à souhait, non pas pour créer du pathos gratuit, mais pour davantage nous intégrer à la dureté des conditions de vies de cette petite famille soudée. Cependant « Enfance Clandestine » n'est pas qu'une simple chronique politique, c'est également un film tendre au possible car à côté de cela, Benjamin Avila traite aussi des premiers sentiments amoureux du jeune garçon. Grâce à ce postulat, le long-métrage y gagne beaucoup en légèreté car elle amène à des scènes d'une fraîcheur inouïe, mais toujours avec une tension viscérale très forte puisque l'on sait que la vérité peut éclater à tout moment.

 

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En conclusion, « Enfance Clandestine » est un petit bijou à découvrir de toute urgence. Une œuvre puissante et maîtrisée, qui ne souffre jamais ni d'un surplus de bons sentiments ou de didactisme. Un film magnifique aux comédiens lumineux et surtout à la réalisation ingénieuse. Une perle !

 

8,5/10

 

Morgan.

 

 

 

 

 

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Sous Surveillance - Redford Devrait Se Surveiller ! [ Critic's ]

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- Film réalisé par : Robert Redford;


- Casting : - Robert Redford ( Jim Grant );

                - Shia LaBeouf ( Ben Shepard );

                - Julie Christie ( Mimi Lurie );

                - Susan Sarandon ( Sharon Solarz );

                - Sam Elliot ( Mac McLeod );

                - Stanley Tucci ( Ray Fuller ) .....;

 

- Sorti le : 08 Mai 2013;

- Genre : Thriller;

- Nationalité : Américain;

- Durée : 2h01;

 

 

- Synopsis : En 1969, un groupe de militants radicaux appelés Weather Underground revendique une vague d’attentats aux Etats-Unis pour protester contre la guerre du Vietnam. La plupart de ses membres furent emprisonnés, mais quelques-uns disparurent sans laisser de trace… Jusqu’à aujourd’hui. L’arrestation de Sharon Solarz, l’une des activistes, remet cette affaire sur le devant de la scène, au point d’attiser la curiosité du jeune et ambitieux reporter Ben Schulberg. Jouant de ses relations au FBI, il rassemble petit à petit les pièces du puzzle, le menant jusqu’à Jim Grant, un avocat apparemment sans histoires… Lorsque celui-ci disparait brusquement, le journaliste se lance sur sa piste, déterminé à le retrouver avant le FBI.

 


 

- La Critic's :

 

Robert Redford, le séducteur idéal de ces dames revient sur nos écran en tant que réalisateur – et acteur principal – dans « Sous Surveillance », un thriller mêlant histoire de chasse à l'homme sous fond politique.

 

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Robert Redford n'a jamais été un cinéaste subtil. Son « Lions Et Agneaux » sorti en 2007 est un exemple très patent car ce film, malgré une réalisation impeccable souffrait d'une lourdeur des dialogues. On attendait donc beaucoup de ce «  Sous Surveillance » qui s'annonçait comme un thriller haletant bien ficelé. Cependant, la lourdeur attendue du cinéaste se fait une fois de plus ressentir. Encore une fois, le réalisateur ne peut pas s'empêcher d'intégrer à son film une dimension politique écrasante car elle est amenée au forceps sans jamais se soucier de l'impact que cela aura chez le spectateur. Certes, on y sent une sincérité évidente de la part de Robert Redford, mais le spectateur peine à trouver une once d'intérêt sur ce que le film dénonce. Malgré tout, la partie thriller du film – la première heure - est assez réussie. Cette histoire d'homme en fuite recherché par le FBI nous agrippe au fauteuil et est propice à quelques instants de suspens bien maîtrisés et surtout interprétés par d'excellents comédiens. Shia Labeouf en journaliste déterminé est très appréciable, Robert Redford en tant qu'acteur est très charismatique, Susan Sarandon est touchante et surtout Stanley Tucci qui, malgré un personnage inutile prouve qu'il reste un grand acteur quoi qu'il joue. Le spectateur ne peut qu'être admiratif de la réalisation de cette première partie mais une fois que la dimension politique est lâchée, les choses se compliquent. Le film devient suite à cela pénible à voir car plus le discours politique du cinéaste se fait entendre, plus le long-métrage devient ennuyeux, fade et laisse complètement de côté le scénario efficace de la première partie pour arriver à un final consternant ainsi que les personnages assez intéressants à la base.

 

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En conclusion, il y a deux films en un dans « Sous Surveillance ». Un thriller très honnête dans sa réalisation et sa maîtrise du suspens mais de l'autre côté se trouve un film politique dénuer d'intérêt et assommant d'ennui. Jamais patriotique mais trop didactique. Décevant !

 

3,5/10

 

Morgan.

 

 

 

 

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Trance - Thriller Transcendantal [ Critique ]

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- Film réalisé par : Danny Boyle;


- Casting : - James McAvoy ( Simon );

                - Vincent Cassel ( Franck );

                - Rosario Dawson ( Elizabeth );

                - Tuppence Middleton ( Jeune femme );

                - Danny Sapani ( Nate );

                - Wahab Sheikh ( Riz ) ......;

 

- Sorti le : 08 Mai 2013;

- Genre : Thriller;

- Nationalité : Britannique;

- Durée : 1h35;

( Film Avec Avertissement )

 

- Synopsis : Commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l’action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l’esprit de Simon…

 

 



- La Critique :

 

Danny Boyle, à qui l'on doit le très réputé « Transpotting », l'excellent « 28 Jours Plus Tard » ou bien encore l'oscarisé – et décevant - « Slumdog Millionnaire » revient sur nos écrans. Pour son retour derrière la caméra, le cinéaste nous a concocté un thriller nerveux au scénario percutant et surtout, à la mise en scène très labyrinthique qui lui a valu toute sa renommée.

 

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Chose promise, chose due : Danny Boyle est bel et bien de retour ! On pouvait sérieusement craindre le pire, surtout après les énormes déceptions qu'ont été ses deux précédents films à savoir « Slumdog Millionnaire » et « 127 Heures ». Pour son nouveau film s'intitulant « Trance », le réalisateur a fait appel au scénariste de « Transpotting ». En plus de cela, il a semble-t-il décidé de repartir dans son procédé de mise en scène à la fois clinquante et électrique, non pas pour pour sur-esthétiser son film comme il le faisait depuis un bon nombre d'année, mais pour servir au récit. En effet, la nervosité efficace de sa réalisation est en parfaite adéquation avec le fond de cette histoire de cambriolage hypnotique à souhait. Pour ce film, Danny Boyle a fait appel à James McCavoy, héros de « X-Men : Le Commencement » ou le déjanté « Wanted ». Il incarne avec élégance un personnage amnésique qui pour retrouver un tableau volé, devra faire appel à un hypnotiseur qui n'est autre que la sublime Rosario Dawson. Le relation particulière et assez ambiguë entre ce médecin et son patient nous passionne énormément car elle mêle la tension dramatique très puissante ainsi qu'une belle et douce sensualité. Enfin, la french-touch du long-métrage est apportée par le grand Vincent Cassel qui une fois de plus, fait preuve de grâce et nous galvanise à chaque plan où il apparaît et campe à merveille ce personnage de cambrioleur déterminé à retrouver ce fameux tableaux disparu. Somme toute un trio où l'alchimie est parfaite et où tous ces brillants comédiens ont un rôle consistant et surtout très important quant au fonctionnement du scénario. Toutes ces confrontations ou encore ces histoires amoureuses entre les personnages sont passionnants à voir. Personne n'est mis de côté ni sous-employé, Danny Boyle a dirigé son casting avec grand talent et a créé des personnages profonds.

 

Le scénario de « Trance » est très surprenant car plus le film avance, plus il devient alambiqué au point parfois de pouvoir nous perdre, pour notre plus grand bonheur. Quel plaisir aujourd'hui d'être manipulé de bout en bout en regardant un thriller. On pensait cette qualité bien trop rare dans le décor cinématographique actuel, mais Danny Boyle de part sa maîtrise absolue de metteur en scène parvient à nous sidéré visuellement ( notamment durant les séquences de trance incroyables ) et psychologiquement. Par ailleurs, la séquence d'introduction est très éloquente. Cette dernière nous montre un braquage calculé de bout en bout, brillamment orchestrée par des plans ingénieux avec la voix-off du héros de l'histoire en fond sonore. Une voix-off très explicite sur les techniques d'un cambriolage parfait qui procure chez le spectateur un sentiment d'implication au cœur même de ce casse. Que ce soit le rythme, les plans et surtout le suspens : Tout est maîtrisé au plus haut point et de la part de Danny Boyle, le plaisir est encore plus conséquent. Mais « Trance » n'est pas qu'un simple film aux belles séquences d'actions, c'est aussi une belle histoire d'amour que le cinéaste narre avec une grande aisance, et la rencontre entre ces deux postulats est démentielle car elle est propice aux twists scénaristiques les plus divers que l'on puisse imaginer. Des retournements de situations non seulement surprenants mais surtout très crédibles ! On pourrait cependant reprocher au film un petit instant de relâche ayant lieu durant la dernière partie du long-métrage. Un défaut aussitôt rattrapé grâce au dernier quart d'heure flamboyant tant au niveau du visuel que du fin mot de cette histoire labyrinthique. Le spectateur à la sortie du film éprouve comme une envie de le revoir, non pas pour le réévaluer, mais pour admirer ce récit passionnant sous un autre point de vue. A noter également une bande originale qui accompagne magistralement certaines séquences du long-métrage, nous offrant donc des instants héroïques incroyables.

 

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En conclusion, « Trance » marque le retour de Danny Boyle ! On commençait à avoir peur que le réalisateur se soit égaré mais soyez rassuré, il est bel et bien présent et le prouve dans ce thriller haletant et renversant.

 

8/10

 

Morgan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Upside Down - Du Cinéma Totalement A L'Envers ! [ Critic's ]

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- Film réalisé par : Juan Solanas;


- Casting : - Jim Sturgess ( Adam );

                - Kirsten Dunst ( Eden );

                - Timothy Spall ( Bob Boruchowitz );

                - James Kidnie ( William Lagavulin );

                - Holly O'Brien ( Paula );

                - Nicholas Rose ( Pablo ) .....;

 

- Sorti le : 01 Mai 2013;

- Genre : Science-Fiction, Romance;

- Nationalité : Canadien, Français;

- Durée : 1h45;

 

 

- Synopsis : Dans un univers extraordinaire vit un jeune homme ordinaire, Adam, qui tente de joindre les deux bouts dans un monde détruit par la guerre. Tout en luttant pour avancer dans la vie, il est hanté par le souvenir d’une belle jeune fille venant d’un monde d’abondance : Eden. Dans cet univers, son monde se trouve juste au-dessus de celui d’Adam - si près que lorsqu’il regarde vers le ciel, il peut voir ses villes étincelantes et ses champs fleuris. Mais cette proximité est trompeuse : l’entrée dans son monde est strictement interdite et la gravité de la planète d’Eden rend toute tentative extrêmement périlleuse.

 

 


 

- La Critic's :


Film de science-fiction à la pointe romantique, « Upside Down » partait d'une idée de départ originale et alléchante et promettait un grand spectacle visuel avec en parallèle une agréable trame romantique portée par Kirsten Dunst et Jim Sturgess.

 

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« Upside Down » fait partie de ces films aux concepts plus qu'excitants mais qui ne vont jamais aux bouts de leurs idées. La faute à quoi ? Premièrement à une photographie hideuse – à l'instar d'une version obsolète de Photoshop - qui, à défaut de mettre en valeur un décor qui aurait pu être magnifique, viens brûler les pupilles des spectateurs. Deuxièmement, une histoire d'amour mièvre au possible traitée sans talent, qui tourne à vide et ne nous touche jamais. L'alchimie entre ces deux gros défauts procure chez le spectateur un ennui mortel où la somnolence est une bonne issue de secours afin de fuir du regard cette atrocité. Jim Sturgess, qui était si juste dans « Cloud Atlas » viens incarner un jeune simplet amoureux de façon catastrophique. Pas attachant, un charisme jamais dévoilé et des mimiques douteuses font que ce personnage n'attire pas notre attention. On peut en dire tout autant de Kirsten Dunst qui est d'une fadeur absolue et ce, malgré un visage radieux. Le scénario n'a aucune consistante étant donné qu'il se contente de recycler une amourette guimauve ancrée dans une idée de film de science-fiction. Et pour un film de ce genre, on ne croit pas une seconde ni à cette trame ni à cet univers à la fois vide et ampoulé que le cinéaste nous a concocté, par pure sadisme sans doute. Notons également une morale finale plus que limite en matière de pertinence idéologique.

 

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En résumé, « Upside Down » se classe incontestablement dans la catégorie des purges de l'année. Il y avait de quoi faire un film fin et profond et au final on se retrouve face à cette montagne de laideur et de paresse. On en sort dépité !

 

1/10

 

Morgan.

 

 

 

 

 

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Mohamed Dubois - Comédie Idéhalal ? [ Critic's ]

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- Film réalisé par : Ernesto Ona;


- Casting : - Eric Judor ( Arnaud );

                - Sabrina Ouazani ( Sabrina );

                - Youssef Hajdi ( Mustafa );

                - Mhamed Arezki ( Hassan );

                - Wahid Bouzidi ( Rachid );

                - Marie Kremer ( Julie ) .....;

 

- Sorti le : 01 Mai 2013;

- Genre : Comédie;

- Nationalité : Français;

- Durée : 1h32;

 

 

- Synopsis : Héritier de la banque Berthier, Arnaud Dubois a plutôt une tête à se prénommer... Mohamed. D'ailleurs ne serait-il pas plutôt le fils de Saïd, l'ex-prof de tennis de sa mère à Djerba ? Suite à une dispute avec son père, il décide de quitter le nid douillet du Vésinet. Il croise alors le chemin de Mustafa, qui lui présente sa sœur Sabrina dont Arnaud tombe immédiatement amoureux. Mais il réalise très vite que le seul moyen de la séduire est de lui laisser croire qu'il est un beur comme elle et qu'il s'appelle... Mohamed. Il s'installe alors dans la cité de Sabrina, où il fera tout pour s'intégrer

 


 

- La Critic's :

 

« Mohamed Dubois » est la caution comédie populaire du mois. Avec l'acteur-humoriste Eric Judor en tête d'affiche, ce film narre les aventures d'un homme qui fera tout pour persuader son entourage et se persuader lui-même de ses origines arabe alors que ce dernier est … Français ! Un postulat de comédie à première vue peu exaltant mais qui réserve son petit lot de surprises.

 

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Soyons-honnêtes, malgré nos préjugés les plus forts, « Mohamed Dubois » parvient à nous surprendre grâce à une qualité que peu de comédies Françaises contiennent : Sa drôlerie ! Le spectateur sera très surpris d'entendre des dialogues, certes jouant sur les stéréotypes les plus lointains, mais avec une franche efficacité. Nous devons cela aux comédiens qui sont tous dignes de louanges. Eric Judor, grâce à son bon capital sympathie et son indéniable pouvoir comique incarne un personnage attachant que le spectateur suit sans déplaisir. Il est accompagné d'une petite troupe d'acteurs assez satisfaisants avec une mention spéciale pour la désopilante actrice Biyouna dont chaque apparition à l'écran est suivie d'un fou-rire. Évidemment, le scénario reste très – trop – sage et effleure quelquefois une dimension moralisatrice assez lassante, mais au final, la drôlerie des dialogues, qui à notre plus grand étonnement nous reste à la sortie de la salle, a tendance à sauver le reste du film qui peut paraître assez lisse dans son propos et politiquement niais.

 

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En conclusion, « Mohamed Dubois » est une comédie à ne pas bouder. Elle est au contraire fraîche et drôle, bien que jamais transcendantale. Un bon petit moment devant une comédie tout ce qu'il y a de plus appréciable.

 

6,5/10

 

Morgan.

 

 

 

 

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Stoker - Ingéniosité En Stock ! [ Critique ]

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- Film réalisé par : Park Chan-Wook;


- Casting : - Mia Wasikowska ( India Stoker );

                - Matthew Goode ( Charlie Stoker );

                - Nicole Kidman ( Evelyn Stoker );

                - Alden Ehrenreich ( Whip Taylor );

                - Lucas Till ( Pitts );

                - David Alford ( Le révérend ) .....;

 

- Sorti le : 01 Mai 2013;

- Genre : Thriller, Drame;

- Nationalité : Américain, Britannique;

- Durée : 1h40;

( Film Interdit Aux Moins De 12 Ans )

 

- Synopsis : Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…

 


 

- La Critique :

 

Nouveau film du réalisateur Park Chan-Wook, connu notamment pour son film culte « Old Boy », « Stoker » marque la première réalisation Américaine du cinéaste Sud-Coréen. Pour son premier essai en outre-atlantique, il a réuni un casting très alléchant dans un film écrit par Wentworth Miller, le héros de la série « Prison Break ».

 

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« Stoker » fait partie de ces longs métrages qui vous fascinent pendant et après le visionnage. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Park Chan-,Wook a réalisé un véritable coup de maître aux milles et une qualités cinématographiques. Le postulat du film n'avait pourtant rien d'exceptionnel car ce dernier nous laisser présager un énième thriller familial aux personnages troublants. Le nom du scénariste ( Wentworth Miller ) n'inspirait pas confiance non plus, lui qui en tant qu'acteur n'a jamais effleuré la crédibilité. Le seul détail qui nous apportait une lueur d'espoir était la présence de Park Chan-Wook derrière la caméra. Le réalisateur met en scène trois comédiens, et quels comédiens ! La jeune Mia Wasikowska, actrice découverte dans la déception « Alice Au Pays Des Merveilles », fait partie d'une des bonnes surprises du film. Effectivement, elle reste l'actrice discrète, un peu fade que l'on connaît mais c'est totalement en adéquation avec le caractère de son personnage , celui d'une jeune femme bouleversée par la mort de son père dont la vie sera chamboulée par la venue brutale de son oncle interprété par un certain Matthew Goode. Un acteur qui crève totalement l'écran de part son charisme percutant mais surtout grâce à un jeu tout en douceur. Il incarne ce personnage psychologiquement troublant et fascinant visuellement. Un homme magnifique mais dont le spectateur, tel la jeune India, est sceptique quant à ses réelles intentions. Est-ce une personne loyale ou un monstre sournois ? Voici la question que nous nous posons continuellement. Enfin pour compléter ce très beau tableau, Park Chan-Wook est parvenu à rendre Nicole Kidman sublime, chose qui n'était pas arrivée depuis 2001 dans « Les Autres ». Dans ce long-métrage, elle joue à la perfection une blonde Hitchcockienne sulfureuse et nous subjugue à chaque fois qu'elle apparaît. Notons le génie colossal du cinéaste de nous faire ressentir les sentiments des personnages – ou parfois de semer le trouble - par un simple jeu de regard. Le cinéaste a filmé trois comédiens incroyables dans un film tout ce qu'il y a de plus maîtrisé.

 

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En ce qui concerne le scénario, « Stoker » est un film qui peut laisser sceptique quant à son originalité. Effectivement, cette histoire de secrets familiaux et d'intentions cachées peut nous sembler familière au premier abord, mais plus le film avance et plus le spectateur y découvre une œuvre plutôt authentique dans sa forme comme dans son fond. On y sent de la part de Park Chan-Wook une inspiration très Hitchcockienne dans la maîtrise de ses plans, sa façon de poser sa caméra et surtout sa manière d'orchestrer le suspens. En plus de cela, la patte de David Lynch se fait également fortement ressentir dans l'aspect interprétation du long-métrage. N'ayez crainte, nous n'avons pas affaire à un film qui tente en vain d'imiter des maîtres du genre, mais bel et bien une œuvre très inspirée dont Park Chan-Wook y a apporté sa patte singulière. Au final, la rencontre entre ces trois univers créée des étincelles scintillantes. Le spectateur est accroché à son siège et passe par presque toutes les émotions que l'on peut ressentir au cinéma : Il a peur, il est ému, il est fasciné. Un film où le talent du metteur en scène est visible pratiquement à chaque scènes voire à chaque plans car pour certains, ils atteignent un sommet en matière de virtuosité. Mais « Stoker » ne s'arrête pas là, il nous offre aussi une bande originale majestueuse composée par Clint Mansell ( « Requiem For A Dream » ) ainsi que certains morceaux musicaux de Nancy Sinitra entre autres, dont la scène en question est plus que sublime. « Stoker » est un film qui passionne le spectateur, au scénario un brun attendu en ce qui concerne son twist-final mais qui réussit tout ce qu'il entreprend car il met en place des thèmes curieux comme l'inceste, le passage à l'âge adulte, la manipulation et l'amour tout simplement. Le tout orchestré avec dextérité dans un film qui fait énormément réfléchir car il est possible de l'interpréter de plusieurs manières différentes. Le spectateur sort de la salle fasciné par ce qu'il a vu mais surtout torturé sur sa vision du film qui peut nettement varier d'un spectateur à l'autre.

 

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Au final, « Stoker » est bien partie pour être le plus grand film de l'année ( à égalité avec le « Django Unchained » de Quentin Tarantino ). Une maitrise parfaite des acteurs, des plans, du scénario et des thèmes traités. Un film dont on sort éreinté mais que l'on a immédiatement envie de revoir afin de réanalyser les détails les plus croustillants. Un coup de maitre ! On attend désormais un film aussi remarquable que " Stoker " cette année ! Il reste huit mois à un réalisateur pour se manifester mais le défi sera dur à relever ... très dur !

 

9,5/10

 

Morgan.

 

 

 

 

 

 

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Mud : Sur Les Rives Du Mississippi - Le Conte Moderne Façon Nichols ! [ Critique ]

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- Film réalisé par : Jeff Nichols;


- Casting : - Matthew McConaughey ( Mud );

                - Tye Sheridan ( Ellis );

                - Jacob Lofland ( Neckbone );

                - Reese Witherspoon ( Juniper );

                - Sam Shepard ( Tom Blankenship );

                - Sarah Paulson ( Mary Lee ) .....;

 

- Sorti le : 01 Mai 2013;

- Genre : Drame;

- Nationalité : Américain;

- Durée : 2h10;

 

 

- Synopsis : Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Mud, c’est aussi un homme qui croit en l’amour, une croyance à laquelle Ellis a désespérément besoin de se raccrocher pour tenter d’oublier les tensions quotidiennes entre ses parents. Très vite, Mud met les deux adolescents à contribution pour réparer un bateau qui lui permettra de quitter l’île. Difficile cependant pour les garçons de déceler le vrai du faux dans les paroles de Mud. A-t-il vraiment tué un homme, est-il poursuivi par la justice, par des chasseurs de primes ? Et qui est donc cette fille mystérieuse qui vient de débarquer dans leur petite ville de l’Arkansas ?

 


 

- La Critique :

 

Après avoir fait vibrer le spectateur en 2012 grâce au magnifique « Take Shelter », le réalisateur Jeff Nichols revient sur nos écrans avec « Mud », un film dramatique présenté au dernier festival de Cannes porté par le sensationnel Matthew McConaughey.

 

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Si vous appréciez quelquefois la douceur cinématographique, ce film est incontestablement fait pour vous. En effet, au milieu des gros blockbusters Américains épileptiques tout en numérique parfois lassants se cache une petite perle magnifique et elle porte le titre de « Mud ». Une véritable claque de sobriété toute en subtilité à la manière d'un conte délicieux. Au casting, nous retrouvons un des acteurs actuels les plus talentueux à savoir Matthew McConaughey. Après nous avoir estomaqué dans le brillant « Killer Joe », il vient nous attendrir dans ce film en campant un personnage à la peau sale, mais au cœur pur et traumatisé par un passé douloureux. Un homme fou d'amour pour la femme de ses rêves qui n'est autre que Reese Witherspoon que l'on avait rarement vu aussi touchante depuis un certain temps. Cela peut paraître très naïf à première vue, mais le réalisateur grâce à sa virtuosité déjà perçue dans son précédent long-métrage nous a concocté un personnage profondément touchant et interprété à la perfection par ce comédien en or. « Mud » est avant tout un film à hauteur d'enfant, Le spectateur assiste au voyage initiatique de deux jeunes garçons interprétés respectivement par Jacob Lofland et Tye Sheridan ( que l'on avait pu voir dans « The Tree Of Life » ). Là où les personnages d'enfants au cinéma sont pour la plupart des têtes à claques ambulantes, le génie du cinéaste vient encore une fois nous frapper en plein visage car nous sommes éminemment épris de sympathie envers ces deux personnages principaux. Des petits aventuriers attachants à la manière d'une fable comme " Oliver Twist " qui véhiculent une belle palette de sentiments. C'est en impliquant émotionnellement le spectateur dans cette relation d'amitié entre les deux garçons et Mud que le film puise sa force et sa profondeur. Pour ce qui est du scénario, « Mud » est un film au schéma très classique.Une histoire d'amitié et de vengeance au final quelque peu convenue. Un postulat totalement assumé et désiré par le cinéaste mais qui ne dérange jamais le spectateur. Bien au contraire, car tel un conte, « Mud » est un long-métrage bourré de thématiques plus ou moins cachées derrière une histoire formaliste et surtout ancré dans un décor dès plus mirifiques : Celui des rives du Mississippi. La caméra est posée avec précision et nous invite à voyager à travers ce petit coin de paradis que la photographie sublime et idéalise. C'est donc au beau milieu de ce magnifique décors de cinéma que Jeff Nichols traite avec brio des thèmes variées comme les relations familiales et amicales, les premières amours, la question du courage, le passage à l'âge adulte ... et bien d'autres sujets que nous vous invitons fortement à aller découvrir en salle.

 

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En conclusion, « Mud » est sans aucun doute un des plus beaux films de l'année. Une fable poétique merveilleuse signée Jeff Nichols, un réalisateur au talent inouï qui espérons-le enchaînera sa carrière avec un troisième long-métrage aussi brillant que ses deux précédents, Fabuleux tout simplement ! Le spectateur sort de la séance comblé !

 

9/10

 


Morgan.

 

 

 

 

 

 

 

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Evil Dead - Du Sang, Encore Du Sang, Toujours Du Sang ... [ Critique ]

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- Film réalisé par : Fede Alvarez;


- Casting : - Jane Levy ( Mia );

                - Shiloh Fernandez ( David );

                - Lou Taylor Pucci ( Eric );

                - Jessica Lucas ( Olivia );

                - Jim McLarty ( Harold );

                - Elizabeth Blackmore ( Natalie ) .....;

 

Sorti le : 01 Mai 2013;

- Genre : Horreur, Epouvante;

- Nationalité : Américain;

- Durée : 1h30;

( Film Interdit Aux Moins De 16 Ans )

 

- Synopsis : Mia a déjà connu pas mal de galères dans sa vie, et elle est décidée à en finir une bonne fois pour toutes avec ses addictions. Pour réussir à se sevrer de tout, elle demande à son frère David, sa petite amie Natalie et deux amis d’enfance, Olivia et Eric, de l’accompagner dans la cabane familiale perdue au fond des bois. Dans la cabane isolée, les jeunes gens découvrent un étrange autel, et surtout un livre très ancien, dont Eric commet l’erreur de lire un passage à haute voix. Les plus épouvantables des forces vont se déchaîner sur eux…

 

 


 

- La Critique :

 

D'abord une trilogie réalisée par l'immense Sam Raimi, le premier volet de la franchise « Evil Dead » fait aujourd'hui office d'un remake sous la caméra d'un certain Fede Alvarez, cinéaste amateur amoureux du genre horrifique.

 

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Jusqu'à présent, peu de remakes sont parvenus à surpasser – ou égaler – leurs œuvres originales. Bien entendu, le brillant « Halloween » de Rob Zombie est l'exception parfaite, mais lorsque l'on se souvient des douloureux remakes comme « Les Griffes De La Nuit » ou encore « Vendredi 13 », on pouvait craindre cette nouvelle relecture du film mythique qu'est « Evil Dead ». La bonne nouvelle dans ce long-métrage est qu'il ne vise pas un public d'adolescents crétins venus rire bêtement à la moindre effusion d'hémoglobine. Nous avons affaire à un film très mature à la fois dans son esthétique et dans son traitement de l'intrigue qui ne se contente pas de jouer la carte attendue du teenage-movie. Le programme gore que le film nous promettait est bel et bien présent, et il est très maîtrisé. Il s'agit de l'aspect le plus abouti du long-métrage car il atteint une perfection technique très probante. Des clous dans le visage, des mains tranchées, de la bave, du vomi, du sang, de l'urine : Voici un menu best-of appétissant pour le spectateur venu chercher une boucherie visuelle. Malgré tout, ne s'agit-il pas de la limite de ce remake ? Malheureusement oui ! En effet, au-delà de cette déferlante de sang non numérisée très efficiente et surtout sidérante, le film ne parvient jamais à nous effrayer comme le faisait avec brio l'oeuvre de Sam Raimi qui était moins sanguinolente mais qui bénéficiait d'une ambiance particulière qui nous glaçait le sang. On irait même jusqu'à dire que nous sommes vites rassasiés de ces images ignobles et que de ce fait, le film tourne à vide. Quel intérêt de nous montrer du gore pour le gore ? C'est là toute la différence avec Sam Raimi qui dans son premier opus avait un vrai point de vue sur les éléments horrifiques qu'il mettait une place et qu'il parvenait avec talent à faire la jonction entre la peur viscérale et le gore jouissif. Le scénario ne prenant jamais trop de liberté, le spectateur n'est jamais surpris des tenants et aboutissants de cette histoire et ce, malgré un final plus ou moins différent du long-métrage de 1981. Si les personnages sont moins conventionnels que dans la plupart des films horrifiques actuels, ils manquent cruellement de consistance et nous font au final regretter la folie grinçante de Ash ( personnage principal de la trilogie originale ) qui était génialement incarné par Bruce Campbell. Nous regretterons également des comédiens peu marquants car très peu charismatiques.

 

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En conclusion, « Evil Dead » n'est en aucun cas le mauvais film que l'on attendait en toute honnêteté. Cependant, le spectateur ne retiendra rien de plus que le programme visuel très épatant mais laissera de côté le reste qui s'avère beaucoup trop lisse. Au final, une succession de séquences les plus infectes à l'oeil les unes que les autres mais une réalisation trop bancale. On y prend un certain plaisir mais ce dernier est trop fugace pour faire de ce remake un film mémorable dans le genre. Nous sommes très loin du résultat du film de Sam Raimi mais Fede Alvarez reste un réalisateur au talent prometteur et nous attendons un prochain film au scénario original espérons-le.

 

5/10

 

Morgan.

 

 

 

 

 

 

 

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Oblivion - Ovation ! [ Critique ]

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- Film réalisé par : Joseph Kosinski;


- Casting : - Tom Cruise ( Jack Harper );

                - Olga Kurylenko ( Julia );

                - Morgan Freeman ( Malcolm Beech );

                - Andrea Riseborough ( Vika );

                - Melissa Leo ( Sally );

                - Zoe Bell ( Kara ) .....;


- Sorti le : 10 Avril 2013;

- Genre : Science-Fiction;

- Nationalité : Américain;

- Durée : 2h06;

 

 

- Synopsis : 2077 : Jack Harper, en station sur la planète Terre dont toute la population a été évacuée, est en charge de la sécurité et de la réparation des drones. Suite à des décennies de guerre contre une force extra-terrestre terrifiante qui a ravagé la Terre, Jack fait partie d’une gigantesque opération d’extraction des dernières ressources nécessaires à la survie des siens. Sa mission touche à sa fin. Dans à peine deux semaines, il rejoindra le reste des survivants dans une colonie spatiale à des milliers de kilomètres de cette planète dévastée qu’il considère néanmoins comme son chez-lui. Vivant et patrouillant à très haute altitude de ce qu’il reste de la Terre, la vie "céleste" de Jack est bouleversée quand il assiste au crash d’un vaisseau spatial et décide de porter secours à la belle inconnue qu’il renferme. Ressentant pour Jack une attirance et une affinité qui défient toute logique, Julia déclenche par sa présence une suite d’événements qui pousse Jack à remettre en question tout ce qu’il croyait savoir. Ce qu’il pensait être la réalité vole en éclats quand il est confronté à certains éléments de son passé qui avaient été effacés de sa mémoire. Se découvrant une nouvelle mission, Jack est poussé à une forme d’héroïsme dont il ne se serait jamais cru capable. Le sort de l’humanité est entre les mains d’un homme qui croyait que le seul monde qu’il a connu allait bientôt être perdu à tout jamais.

 

 


 

- La Critique :

 

Après « Tron : L’Héritage », le réalisateur Joseph Kosinski revient avec « Oblivion » un long-métrage tiré d’un roman graphique racontant la vie post-apocalyptique d’une équipe chargée de veiller à la sécurité et à la sureté de la planète que les humains ont déserté suite à une guerre contre les extraterrestres. Ce pitch, aussi alléchant que troublant, est-il à l’image du film ?

 

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La science-fiction, un genre qui n’a jamais cessé de nous procurer du plaisir sur grand-écran. De « Star Wars » dans la catégorie culte à « Star Trek » de J.J Abrams, le domaine de la science-fiction est propice à la créativité scénaristique et à l’émerveillement visuel. « Oblivion » était donc très attendu puisque ce film nous promettait ces deux qualités réunies. Au casting nous retrouvons un acteur formidable qui, tel le bon vin, se bonifie avec l’âge : Tom Cruise. Il incarne ce Jack Harper, un mécanicien plus ou moins solitaire que le spectateur suivra pendant toute la durée du film. Ce dernier devant se rendre tous les matins à différents endroits, le spectateur assiste à un voyage sublime au cœur de cet immense terrain où tout n’est que poussière, débris et vide à savoir : La Terre. Sur la profondeur émotionnelle de son personnage, le travail est très subtil. Ce mécanicien nous apparait fort sympathique et l’on prend énormément de plaisir à le suivre durant ses aventures. Notons une séquence magnifique où la nostalgie de cet homme  nous est démontrée par le biais d’un effet sonore remarquable qui est la joie des supporters suite à la victoire des Yankees lors du final du Super Bowl ( en 2017 ). La superposition de cet effet de son ainsi que le jeu de Tom Cruise tout en émotion rend cette scène d’une puissance qui dépasse l’entendement. Son acolyte est Andrea Riseborough, une actrice aperçue entre autres dans « W.E » ou plus récemment « Shadow Dancer », une femme au talent indiscutable. Nous retrouvons également Olga Kurylenko qui après avoir sautillé dans un rayon de boites de conserve dans le soporifique « A La Merveille » du racoleur Terrence Malick, nous dévoile tout l’étendue de son talent. Jouant à la fois dans le registre de l’action-girl et de l’amour, le tout avec crédibilité, cette actrice est une vraie révélation. Notons également une apparition de Morgan Freeman, un acteur dont le charisme ne faiblit jamais.

 

Si l’on devait retenir « Oblivion » pour un seul détail, cela serait son programme visuel qui s’annonce bel et bien comme l’un des plus beaux que l’on verra cette année. Joseph Kosinski semble être très à l’aise en ce qui concerne les détails graphiques de ses films. La richesse de son décor qu’il met en scène avec la patte d’un cinéaste de talent ( voire d’un dessinateur  très inspiré ) est absolument grandiose. Le spectateur est ébahit et estomaqué par tant de maitrise à fortiori qu’il visite les coins de cette planète morte. Il est curieux de voir que même lors des séquences plus intimistes à savoir les moments où les deux personnages sont réfugiés dans une tour spatiale, la performance visuelle du film atteint des sommets.  En effet, nous avons en image de fond, la vision de la Lune détruite par les extraterrestres. Un travail incroyable a donc été fourni à ce niveau-là et il serait bien dommage de se priver d’un tel plaisir. En ce qui concerne le scénario, le film est scindé en deux parties. La première fait plus objet d’excursion dans lequel le spectateur assiste aux différentes missions-sauvetages du personnage principal. A la fois immersive et parfois angoissante, cette première moitié est un vrai régal. Arrivé à un retournement de situation, le long-métrage prend un chemin scénaristique totalement différent ce que l’on aurait pu imaginer. Si au final, ce twist à mi-parcours nous semble un tantinet prévisible, on apprécie malgré tout la façon dont le réalisateur nous amène à cette révélation. Dès lors, « Oblivion » n’est plus un film de science-fiction qui se contenterait de nous offrir un spectacle visuel tout ce qu’il a de plus mirifique, mais il est bel et bien un film abordant une idéologie politique très forte jusqu’à un dernier quart d’heure magnifique qui, loin de la bataille finale musclée contre les Aliens que l’on attendait, est malgré tout un grand moment de cinéma. « Oblivion » est surtout orchestré d’une bande originale sensationnelle composée par M83 qui apporte au long-métrage des instants héroïques magistraux.

 

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En conclusion, « Oblivion » est un des plus beaux spectacles que l’on verra cette année. Un film mémorable qui bénéficie d’une palette de qualités. Un visuel travaillé, une bande-son démentielle, des acteurs talentueux et un scénario efficace et profond, même s’il est quelque peu attendu.

 

8,5/10

 

Morgan.

 

 

 

 

 

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Effets Secondaires - L'Effet Soderbergh Est Positif ! [ Critique ]

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- Film réalisé par : Steven Soderbergh;


- Casting : - Jude Law ( Jonathan Banks );

                - Rooney Mara ( Emily Taylor );

                - Catherine Zeta-Jones ( Victoria Siebert );

                - Channing Tatum ( Martin Taylor );

                - Vinessa Shaw ( Dierdre Banks );

                - Ann Dowd ( Mère de Martin ) .....

 

- Sorti le : 03 Avril 2013;

- Genre : Policier, Thriller, Drame;

- Nationalité : Américain;

- Durée : 1h46;

 


- Synopsis : Jon Banks est un psychiatre ambitieux. Quand une jeune femme, Emilie, le consulte pour dépression, il lui prescrit un nouveau médicament. Lorsque la police trouve Emilie couverte de sang, un couteau à la main, le cadavre de son mari à ses pieds, sans aucun souvenir de ce qui s’est passé, la réputation du docteur Banks est compromise...

 

 


 

- La Critique

 

« Effets Secondaires » marque le retour du cinéaste Steven Soderbergh derrière la caméra, moins d’un an après un « Magic Mike » peu enthousiasmant. Il réunit ici un casting quatre étoiles au cœur d’un thriller haletant et rythmé à la Hitchcock.

 

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Steven Soderbergh est sûrement l’un des réalisateurs les plus éclectiques du moment mais sans doute pas le plus talentueux en toute franchise. Après avoir mis en scène un casse de casino dans la trilogie glamour - mais inégale - « Ocean’s » ou plus récemment narré une histoire de virus brouillonne dans « Contagion », on se demandait quand est-ce que le réalisateur nous livrerait enfin un excellent film. Nos souhaits ont été exaucés grâce à ce « Effets Secondaires », une surprise notable à l’heure où beaucoup de thrillers sont des modèles de paresse. Au niveau du casting, c’est le bonheur absolu. Nous retrouvons le charismatique Jude Law en psychiatre troublant qui a rarement fait preuve d’un jeu aussi juste, Rooney Mara la grandiose Lisbeth Salender dans le « Millenium » de David Fincher, en femme dévastée par les effets indésirables d’un médicament et surtout la ravissante Catherine Zeta-Jones, actrice sensationnelle et sublimée davantage par la caméra de Soderbergh. Un trio de comédiens incroyables où chacun tient une place importante dans le récit et ne fait jamais figure de porte-manteau. Des personnages bien construits qui véhiculent une certaine ambigüité, un gros point fort du long-métrage. Il est d’ailleurs très intéressant de constater la virtuosité du réalisateur à filmer les regards. Il parvient à capter la puissance ou l’émotion juste au moment exact où il atteint le paroxysme le plus sidérant. Grâce à cela, le long-métrage nous offre des instants estomaquant de maitrise.

 

Steven Soderbergh a beau savoir filmer ses comédiens, on ne pourra cependant pas en dire autant de son décor, qui dans ce film-ci se rapproche plus d’un épisode de « New-York : Unité Spéciale » que d’un film d’auteur esthétiquement irréprochable. Malgré tout, ce défaut est vite pardonné grâce au scénario qui ne cesse de surprendre le spectateur qui est dérouté de minute en minute. En effet, nous étions venus voir un long-métrage dramatique pointant du doigt le système pharmaceutique parfois dangereux ou manipulateur et au final, on se retrouve face à un thriller sur l’amour tout ce qu’il y a de plus maitrisé. Un retournement de situation brillant qui apporte au film un coté moins risible dans son point de vue politico-social, ce qui était le cas dans « Contagion ». A la manière d’un film d’Alfred Hitchcock, « Effets Secondaires » est un film poseur, jamais grossier, qui emmène le spectateur dans un labyrinthe de fausses pistes crédibles, jusqu’à un final saisissant. Nous sommes donc, tels les personnages du film perpétuellement manipulés, sans jamais déceler à l’avance le fond mystérieux de cette histoire plus ou moins anodine. Une bonne nouvelle pour le genre du suspense à savoir qu’il a trouvé un film dans lequel le spectateur ne devance pas les scénaristes et se laisse volontiers porter au jeu de la surprise.

 

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En conclusion, « Effets Secondaires » est LE bon film de Steven Soderbergh que l’on attendait. Magnifiquement dirigé et mis en scène avec énormément de talent, ce long-métrage s’inscrit d’emblée comme un des meilleurs thrillers que l’on verra cette année. Passionnant !

 

7/10

 

Morgan.

 

 

 

 

 

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