20273834   - Film réalisé par : Peter Jackson;


   - Casting : - Ian McKellen ( Gandalf );

                   - Martin Freeman ( Bilbon );

                   - Richard Armitage ( Thorin );

                   - Ken Scott ( Balin );

                   - Andy Serkis ( Gollum );

                   - Hugo WeavingElrond ) ...;


   - Sorti le : 12 Décembre 2012;

   - Genre : Fantastique, Aventure;

   - Nationalité : Américain, Néo-Zélandais;

   - Durée : 2h45;

 

 

 


   - Synopsis : Dans UN VOYAGE INATTENDU, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers… Bien qu'ils se destinent à mettre le cap sur l'Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d'abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum. C'est là qu'avec Gollum, sur les rives d'un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d'un courage et d'une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le "précieux" anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés… Ce simple anneau d'or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s'en doute encore ...

 

 

 


 

 


- Critique :

 

 

Réalisé par Peter Jackson, « Le Hobbit : Un Voyage Innatendu » faisait saliver les adeptes de la trilogie du « Seigneur Des Anneaux » étant donné que le long-métrage nous était vendu comme une préquelle de cette - très longue - histoire, mais surtout que le réalisateur de cette première trilogie signe son retour derrière la caméra avec un postulat d’héroic fantasy. Un retour réussi ou un échec artistique ?

 

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Après la trilogie au succès planétaire « Le Seigneur Des Anneaux »,  Peter Jackson nous avait concocté un des plus beaux blockbusters qui existent à savoir « King Kong » mais s’était perdu dans les méandres de la mièvrerie dans  l’oubliable « Lovely Bones ». Il revient donc en 2012 avec « Le Hobbit : Un Voyage Inattendu » ( également écrit par J.R.R Tolkien ) mais cette fois-ci avec une petite nouveauté qu’une minorité de cinéma pourra aller découvrir. En effet, il s’agit de l’utilisation d’une nouvelle technologie qui risque bien fort de donner des idées futurs aux prochains réalisateurs, le 48 fps ( 48 images par seconde ). Tous les signaux sont donc allumés pour garantir un succès auprès du public. Si l’on pouvait avoir des réserves sur les qualités globales du « Seigneur Des Anneaux », ce film regroupe tout ce qui était faiblard dans la trilogie originale et se contente de pousser le tout à l’extrême.

 

Au casting, Martin Freeman interprète ce nouveau héros répondant au prénom de Bilbon. Si l’acteur reste plutôt convaincant, son personnage quant à lui ne parvient jamais à se montrer attachant, ni touchant à la différence de Frodon que le spectateur pouvait éventuellement prendre plaisir à suivre dans ses diverses aventures. Dans le coin des nouveaux, nous noterons également Richard Armitage qui ne manque pas de charisme à défaut d’avoir un personnage intéressant. Nous retrouvons des personnages déjà aperçus dans « Le Seigneur Des Anneaux » comme le fameux Gandalf, toujours sous les traits de Ian McKellen , Hugo Weaving dans le rôle d’Elrond mais surtout le désormais cultissime Gollum. Une pléthore de personnages mais le souci réside dans le fait que le spectateur y ressent comme un manque d’enthousiasme dans les prestations des comédiens. Ils ne sont pas catastrophiques mais ne parviennent jamais à vraiment briller. De ce fait, les personnages de toutes formes et de toutes tailles que l’on rencontre ne nous passionnent jamais. Un très mauvais point pour un film d’héroic fantasy.

 

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Le gros problème de ce long-métrage est qu’il est en total contradiction avec son œuvre mère. « Le Seigneur Des Anneaux », bien qu’un peu enfantin lui aussi, n’était pas aussi martelé d’effets puérils aussi grotesques. Comment est-ce que Peter Jackson a-t-il pu concevoir qu’en 2012, il était encore possible de faire rire un public large avec une scène de rots de nains ? Un des effets comiques douteux dont le film aurait pu allègrement se passer. On passera sur une chanson risible et une autre faussement mystique dont même les plus mauvais réalisateurs des Disney n’auraient même pas osé les écrire et les faire chanter. A partir de là, le spectateur est d’emblée prévenu qu’il ne va en aucun cas assister à une œuvre noirâtre comme pouvait l’être « Le Seigneur Des Anneaux » mais bel et bien à un festival de jovialité fait de dialogues en carton, d’un humour dérisoire et de décors édulcorés à outrance pour son plus grand malheur. Il faut donc un courage en acier pour parvenir à supporter cette montagne d’inepties qui dure malgré tout 2h45 dont un interminable prologue. Un film extrêmement long et qui ne tient jamais ses promesses.

 

Si changer de style et aller dans un aspect plus abordable pour le public jeune avait été aussi digne que dans les deux premiers opus de «  Harry Potter », il nous aurait été plus facile de reconnaitre une virtuosité égale à ces deux films. Malheureusement, Peter Jackson ne semble même pas croire à son récit et se contente d’étirer à l’infinie ses longues scènes de dialogues assommantes d’ennui, sur fond de musiques envahissantes. La mythologie fantastique étant complètement passée outre, il faut donc miser notre infime espoir de divertissement grâce aux séquences de batailles. Soyons honnêtes en reconnaissant un travail esthétique propre et convenable bien qu’il n’est pas du tout transcendantal avec une utilisation calamiteuse de la 3D - encore une fois - inutile ainsi que d’une arnaque finale accablante. Pour les personnes qui iront le voir en 48 fps, il faut les prévenir d’un risque de nausées plus que certain. La fluidité extrême des scènes de combats est très problématique puisqu’elle empêche le spectateur de pouvoir « lire » correctement les scènes d’actions. Une impression d’images accélérées très vomitive qui nous pousse à affirmer qu’il n’est absolument pas nécessaire d’avoir recourt à cette nouvelle technologie car elle paralyse énormément la qualité d’un long-métrage.

 

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Au final, « Le Hobbit : Un Voyage Inattendu » répond absolument à son titre ! On ne s’attendait effectivement pas à résultat aussi pauvre. Aucun souffle épique et réalisé sans aucune conviction, ce film fera sans doute partie des plus mauvaises oeuvres du cinéaste. La mauvaise nouvelle dans tout cela ? Deux autres volets sont en projet ! Pour un début, c’est très amorphe !

 

2,5/10

 

Morgan.