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- Film réalisé par : Quentin Tarantino;


- Casting : - Jamie Foxx ( Django );

                - Christoph Waltz ( King Schultz );

                - Leonardo Dicaprio ( Calvin Candle );

                - Kerry Washington ( Broomhilda );

                - Samuel L.Jackson ( Stephen );

                - Jonah Hill ( Le régulateur ) .....;

 

- Sorti le : 16 Janvier 2013;

- Genre : Western;

- Nationalité : Américain;

- Durée : 2h44;

( Film interdit aux moins de 12 ans )


 

- Synopsis : Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves… Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

 

 



La Critique :

 

Après le chef d’œuvre « Inglourious Basterds » en 2009, l’un des plus brillants cinéastes de ce monde voire le plus brillant Quentin Tarantino revient avec un nouveau film qui s’intitule « Django Unchained ». Une œuvre très attendue étant donné que le cinéaste s’attaque cette fois-ci à son domaine de prédilection : Le western.

 

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Ce n’est un secret pour personne, Quentin Tarantino est certainement le réalisateur le plus mordu de cinéma qui sévit sur nos écrans aujourd’hui. « Inglourious Basterds » était une déclaration d’amour bouleversante au cinéma hachée aux petits oignons, ce deuxième volet de sa trilogie des Basterds ( nom provisoire ) « Django Unchained » s’inscrit d’emblée comme étant un des meilleurs films que l’on verra cette année. S’il n’est malheureusement pas au-dessus de son grandiose « Kill Bill » ou encore de sa pépite « Pulp Fiction », il n’en demeure pas moins que la générosité et le plaisir cinématographique que nous procure ce long-métrage atteingnent ici des sommets. Remake très lointain du film de Sergio Corbucci, dont l’acteur de l’époque Franco Nero fait un caméo dès plus jubilatoires, « Django Unchained » reste dans la même optique que la plupart des films de Tarantino à savoir : Un hommage pur et sincère non seulement au genre mais surtout au cinéma avec un grand C.

 

Au casting, nous retrouvons un acteur nouveau dans la filmographie du réalisateur qui n’est autre que Jamie Foxx et qui interprète donc ce nouveau Django. En plus d’avoir livré une prestation d’une puissance remarquable, on salue bien fort le talent inouï du cinéaste quant au fait de nous avoir concocté des personnages hauts en couleur. Christoph Waltz, celui qui nous avait fait rire et époustouflé dans « Inglourious Basterds » dans le rôle du colonel Landa signe ici sa deuxième collaboration avec le réalisateur. Cet acteur ne semble jamais aussi épanoui que chez Tarantino et s’avère indubitablement comme la plus grande réussite du film en matière de prestation. N’oublions également pas la divine et radieuse Kerry Washington. Bien que sa présence à l’écran soit limitée, la puissance émotionnelle de son personnage est assez bouleversante. Le rôle du méchant esclavagiste est quant à lui tenu par le formidable Léonardo Dicaprio - sans conteste le meilleur acteur de ce monde - qui tient un personnage d’une cruauté à la fois dérangeante et élégante, et à ses côté Samuel L.Jackson incroyablement caustique. Une palette de personnages attachants et profonds qui ne font pas tâche dans la filmographie exemplaire de Quentin Tarantino.

 

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En matière de scénario, il sera très rare de voir cette année un long-métrage qui atteindra un tel niveau de générosité. A fortiori de voir des films paresseux et sans convictions, le spectateur est comblé de bout en bout devant cet objet filmé dont le terme « plaisir du cinéma » est à son paroxysme. « Django Unchained » est à la fois un divertissement très efficace mais en même temps une leçon de mise en scène - voire de cinéma - comme on en voit trop rarement. Après ce grandiose générique d’introduction, le film fait sans cesse la jonction entre la narration d’un récit brillant teinté de clins d’œil ( parfois d'auto-références ) tous aussi savoureux les uns que les autres, le tout sublimé par un point de vue bouleversant sur les bienfaits de cet art merveilleux et unique qu’est le cinéma. Se déroulant deux ans avant la guerre de Sécession, « Django Unchained » ne s’engouffre jamais dans le didactisme racoleur et se contente seulement de dénoncer par diverses méthodes bien pensées le sujet principal de son film à savoir : L’esclavagisme de l’époque. Contre toute attente, ce film n’est pas la « furieuse frénésie de vengeance dans un déchainement de violence » attendue et se montre beaucoup plus subtil que l’on ne l’aurait pensé.

 

Que les adeptes de la violence se rassurent, le film nous livre quelques scènes de sauvageries, parfois choquantes mais aussi jubilatoires comme bien souvent dans les films de Quentin Tarantino. N'ayons pas peur des mots, ce bijou cinématographique contient un bon nombre de scènes qui ont le potentiel du culte. Mais le talent inégalé de ce réalisateur étant le sens des dialogues, « Django Unchained » ne passe pas à côté de ce détail et nous en offre un bon florilège. Enfin, un des plus gros points du film - qui est aussi une marque de fabrique chez Tarantino - reste la bande originale. Une fois de plus elle est variée, inattendue et surtout fabuleuse ! Du Ennio Morricone entre autres en passant par un remix parfait d’une chanson de James Brown dans une scène de gun-fight tout ce qu’il y a de plus magistrale. En réinventant totalement ce genre de séquence, Quentin Tarantino nous livre un dernier quart d’heure d’une véhémence sidérante mais surtout bouleversante de maitrises artistiques.

 

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Django Unchained » est donc un condensé de tout ce dont le cinéma peut nous offrir de plus beau. De l’amour, de l’action, de la violence, de l’émotion, le tout sous la caméra de Quentin Tarantino qui une fois de plus signe une œuvre qui n’est pas prête de se faire oublier ! Une question subsiste, va-t-elle repartir avec la statuette tant convoitée de l'Oscar du meilleur film ?

 

9,5/10

 

Morgan.